Sharing my journey

By Alemtsehay Zergaw

Alemtsehay is from the YWCA of Ethiopia and she is the 2011 one year inter and Programme Associate in Communications. She shares with us her dreams and how she got to where she is today. 

Alemtsehay Zergaw at World Council

I was invited to speak on my journey in the YWCA movement at the World YWCA Council and to share my values as a young woman. Here is what I shared with my sisters.

I was first informed of the activities of YWCA Ethiopia from a meeting with one of the board members. I then looked for more information and found out that it is an Association with a strong commitment and proven-record of improving the quality of life of poor and vulnerable segments of communities, especially women. I was a graduate International Relations student at Addis Ababa University when I first visited the office of the YWCA of Ethiopia. I felt compelled to volunteer and be part of this blessed and noble mission, and I started to think about the ways in which I can be useful to the Association. I began to work as a volunteer for the public relations committee in 2007 and later in 2009, I joined the YWCA of Ethiopia as a staff member.

I have been involved in different tasks since I was hired by the Association. My experience at the YWCA taught me to chase my dream, to find my real passion and to work hard. I have always believed that change comes from individuals, including me. I was strongly convinced that the internship position at the YWCA office in Geneva would give me a clearer insight, knowledge and exposure to the skills and knowledgebase available there. The skills I‘m getting and the exposure will certainly be of great use for the work I do at the YWCA Ethiopia. I asked myself why was I  applying, and I to myself I answered: “Because I want to learn, it is part of my big dream, I have a true passion for  the YWCA movement. I received enormous support from people around me – a lot of empowerment, prayers, love and recommendation. Now here I am. Excited, learning and challenging myself. What I know now is to dream, dream, dream and take action. Follow your passion and deliver from your heart. That is what I am learning and I am a witness that dreams that appear to be impossible to reach can actually come true.

La premiĂšre femme suisse devenue prĂ©sidente de la ConfĂ©dĂ©ration s’est adressĂ©e aux participantes du Sommet Mondial des Femmes

Par Catherine Jacob, volontaire suisse du CEVI

C’est d’une voix tranquille et avec une prĂ©sence forte que la premiĂšre femme suisse devenue  prĂ©sidente de la ConfĂ©dĂ©ration s’est adressĂ©e aux participantes du Sommet Mondial des Femmes dans sa partie finale. Ses paroles engagĂ©es ont apportĂ© un Ă©clairage pragmatique Ă  l’issue de ce congrĂšs : « nous devons agir ».

Selon elle, la Suisse constitue Ă  la fois un bon et un mauvais exemple: par rapport aux droits de vote, notre pays est l’un des derniers, si ce n’est le dernier Ă  avoir accordĂ© le droit de vote aux femmes: cependant, ce sont bien les hommes qui l’ont votĂ©, ce qui est positif. Elle exprime ensuite son indignation Ă  ce qu’à la crĂ©ation de l’UNO Femmes, cette instance internationale ait obtenu moins de fonds que les budgets rĂ©unis des quatre associations qui formaient sa base. Et sa consternation Ă€ ce que la Suisse n’ait pour l’instant pas contribuĂ© financiĂšrement Ă  son dĂ©marrage.

La Suisse est rĂ©putĂ©e pour prendre beaucoup de temps pour instaurer des changements : au point qu’Einstein disait qu’il aimerait bien mourir en Suisse, puisque tout s’y passe Ă  retardement. Cependant, une fois les changements instituĂ©s, la mise en Ɠuvre peut ĂȘtre rapide: nous avons ainsi actuellement un gouvernement composĂ© en majoritĂ© de femmes. Cette annonce suscite les applaudissements de la salle.

Le message de Ruth Dreifuss, active de longue date dans le travail syndicaliste, souligne l’importance de concrĂ©tiser les dĂ©cisions prises. Les instruments lĂ©gaux et juridiques sont essentiels Ă  haut niveau, mais restent inutiles s’ils ne sont pas ensuite implĂ©mentĂ©s dans des actions au sein de la base.

Quel soutien pour les participantes de ce sommet mondial que d’entendre cette femme engagĂ©e exprimer ce qui la touche dans le travail des YWCA mondiales. Elle mentionne trois aspects remarquables Ă  ses yeux de l’activitĂ© du mouvement.

PremiĂšrement, des actions concrĂštes contribuant Ă  plus d’égalitĂ© et de justice, en luttant contre toute forme de discrimination.

DeuxiĂšmement, elle une vision systĂ©mique dans l’analyse des problĂ©matiques, oĂč tout est lié : la violence qui dĂ©pend du statut de la femme dans la famille, des possibilitĂ©s d’engagement professionnel, lesquels sont liĂ©es Ă  la qualitĂ© de l’éducation. Pour elle, il s’agit de continuer Ă  mobiliser un systĂšme millĂ©naire, mis en mouvement il y a dĂ©jĂ  cent ans, mais qu’il s’agit de continuer Ă  faire Ă©voluer. Notamment pour que les diffĂ©rentes formes de discriminations ne se nourrissent pas les unes les autres.

TroisiĂšmement, le fait de mettre l’accent dans ce Sommet mondial sur les pires discriminations, les souffrances les plus extrĂȘmes, implique de mobiliser la solidaritĂ© profonde de tous, afin de ne pas laisser de cĂŽtĂ© les femmes sacrifiĂ©es dans de nombreux domaines. En les thĂ©matisant, ce sont toutes les autres souffrances qui sont ainsi prises en compte. SĂ»r que la voix profonde avec laquelle cette femme modĂšle s’est exprimĂ©e et le fait de s’adresser Ă  des « consƓurs », a rĂ©confortĂ© et renouvelĂ© l’énergie de celles engagĂ©es sur le terrain et qui vivent ces souffrances en direct ou dans leur propre existence.

C’est Ă©galement en sa qualitĂ© d’experte du terrain que Ruth Dreifuss a transmis ses rĂ©flexions et conseils aux responsables des YWCA mondiales, en ces termes: Sur la base des analyses Ă  la fois locales et globales, comment aller plus loin ? Il convient de chercher des alliĂ©s, Ă  solliciter de maniĂšre spĂ©cifique et de cas en cas, en fonction des objectifs visĂ©s; il faut exiger des comptes, dans l’idĂ©e qu’il n’est pas acceptable que des politiciens ne tiennent pas leurs promesses. Il faut exiger la mise en Ɠuvre des instruments juridiques et lĂ©gaux qui sont votĂ©s, et faire en sorte que des femmes soient engagĂ©es dans les groupes qui les mettent en application. Il est important d’offrir aux femmes des espaces pour qu’elles puissent se dĂ©velopper, se former, oser prendre des responsabilitĂ©s politiques, au plus haut niveau, mĂȘme avec la peur au ventre les premiĂšres fois. Il faut Ă©galement dĂ©noncer le fait que les femmes soient sous-reprĂ©sentĂ©es dans les gouvernements, montrer leurs compĂ©tences.

Pour ce faire, il faut grimper les Ă©chelons Ă  plusieurs, dans le but d’avoir davantage de forces pour tirer ensuite les autres et atteindre ainsi une masse critique suffisante. Enfin, il est fondamental d’utiliser les instruments formels existants pour argumenter les revendications des femmes sur le terrain. Et en conclusion, il est important que celles qui occupent des postes Ă  responsabilitĂ©s continuent Ă  s’inspirer du travail de la base, sans quoi elles ne sont rien et ne fassent pas de vaines promesses.

En rĂ©sumĂ©, un plaidoyer pour crĂ©er des espaces sĂ»rs, favoriser la prise de responsabilitĂ©s, et l’obligation de changer les choses qui sont possibles.

Michele, la mujer que comprende a las mujeres Latinoamericanas

Michele Bachelet se toma tiempo para las inspirar y motivar a sus compatriotas, las mujeres representantes de YWCA en Latinoamerica.

Por: Liz Tödtli, voluntaria Suiza

En un ambiente ameno y colegial, lleno de emociĂłn y alegrĂ­a, cerca de 25 representantes de las YWCAs en Latinoamerica tuvieron la oportunidad de hacer preguntas directamente a Michelle Bachelet, quien es ahora directora ejecutiva de ONU-Mujer. Todas las participantes le demostraron su aprecio y gratitud por tomarse ese tiempo para inspirarlas y motivarlas.

Michelle escuchó atentamente las inquietudes y preguntas realizadas. Ella motivó a las representantes a establecer prioridades claras que atiendan a las necesidades locales y personales de las comunidades en las que las YWCA desarrollan sus actividades. En un medio machista como el latinoamericano, las mujeres tienen que presentar ideas «que vendan » y muestren que vale la pena invertir en las mujeres, en su desarrollo individual, social, politico y cultural, así como en su protección y promoción. Su primicia es, que las mujeres pueden aportar muchísimo mås a la economía de un país y su tarea dentro de la ONU es motivar tambien a los países a reconocer esto y a implementar medidas que logren que las mujeres tengan un camino abierto para explotar su potencial al maximo.

El medio polĂ­tico es duro, y mĂĄs aĂșn para las mujeres,  pero con un mensaje claro, que tenga sentido para todos y manteniendo la integridad y la credibilidad se puede lograr mucho. Si se conoce la historia de una persona o asociaciĂłn, el mensaje toma aĂșn mĂĄs fuerza. Ella incentivĂł a las mujeres a participar de manera activa y cooperadora con los partidos polĂ­ticos, como un medio para poder ser escuchadas y poder influenciar en las polĂ­ticas de sus paĂ­ses. Las mujeres hacen polĂ­tica de otra manera, ellas adhieren en lugar de excluir y unen en vez de dividir, lo cual tiene un gran efecto de cambio.

En general en Latinoamerica, el problema que mås enfrentan las mujeres no es una discriminación directa por ser mujeres, sino por la pobreza. En nuestros países, por ejemplo, las mujeres no dejan sus estudios por razones sociales, sino económicas.  Michelle exhorta por tal motivo, a concentrarse y a no sólo ha hacer lo correcto sino también ha hacer lo inteligente. Por eso su insistencia en concentrarse en puntos y estrategias que realmente sean relevantes para la sociedad con la que se estå trabajando.

Con respecto a las posibilidades de financiamiento y a las alianzay con otras asociaciones, Michelle recomienda ser creativos y eficientes. En el sector pĂșblico es difĂ­cil encontrar apoyo ya que los fondos son escasos. Pero el sector privado tiene potencial y si las organizaciones como las YWCA se unen y crean proyectos eficientes y emprendedores, tendrĂĄn muchas posibilidades de expansiĂłn.

Los problemas mundiales que afectan a las mujeres estån representados en otras agencias de la ONU como UNICEF y ONUSIDA, por eso no es la tarea de ONU- Mujer quitar las responsabilidad de las otras agencia, pero si de implementar el trabajo mutuo y en conjunto y hacer que la ayuda llegue de manera eficiente a las mujeres afectadas a travez del emprendimiento político y económico, el fin a la violencia que viven las mujeres, no sólo en países en conflicto, sino que también en países con altos grados de corrupción y con problemas de narcotråfico (como es el caso de los países Latinoamericanos) y finalemente el trabajo con los gobiernos de los países para que conozcan sus estadísticas y sepan como implementarlas para el progreso de los programas de apoyo.

En el futuro se pondrĂĄ Ă©nfasis sobretodo a las ‘’mujeres rurales” asĂ­ como en el trabajo en conjunto de las mujeres en relaciĂłn con el desarrollo sustentable y el cambio climĂĄtico.

Otro tema importante para Michelle es la discriminación a las mujeres que viven con SIDA. En diversas conferencias aboga por ellas, no sólo concentråndose en sus derechos sino también a que estas mujeres tengan acceso a los medicamentos y tratamientos necesarios y un punto muy especial para ella como pediatra es la prevención de la transmisión de VIH de madre a hijo.

Al final de la corta pero inspiradora reuniĂłn, las mujeres hicieron una foto grupal junto con Michelle, y la sonrisa de oreja a oreja no sĂłlo tenĂ­a que ver con la pose para la fotografia, sino con su agradecimiento por el nuevo impulso que Michelle, sincera y sencillamente, les trasmitiĂł de mujer latina a mujer latina!

Investing in Women and Girls

By Erica Lewis

Erica Lewis is from the YWCA of Australia. She shares her thoughts on the first day of the International Women’s Summit.

I heard many interesting and inspirational things yesterday – and if you’re interested in a list then try #iws or #wc11 on twitter – but two have stuck with me through the day.

At her press conference Michelle Bachelet said that empowering women wasn’t just the right thing to do it was the smart thing to do, and earlier in the day she had described the growing and overwhelming evidence that investing in women and girls is the best way to address a whole range of social and economic ills.

So, the obvious question is – why aren’t governments investing more in women and girls?

My guess is that for all the rhetoric of evidence based policy it is still difficult to create new policy and programme funding paradigms, and that historically it has been deemed foolish to invest in women and girls. But as the evidence mounts surely all of our governments must reconsider their spending to ensure that empowered girls and
women fully enjoy their human rights in order to strengthen all of our communities.

Enfin, le moment de la rencontre

Par Catherine Jobin, bénévole pour le Conseil Mondial 2011

ZĂŒrich, aĂ©roport, 11h30, Terminal 1 : imaginez un immense hall, grouillant de monde. Notre mission est de rejoindre l’Ă©quipe des bĂ©nĂ©voles dont la tĂąche est d’accueillir les dĂ©lĂ©guĂ©es Ă  leur arrivĂ©e sur sol suisse. Nous cherchons l’endroit et soudain, les voici, les t-shirts rouges: ils nous guident pour arriver au desk oĂč nous sommes reçues comme Ă  la maison: un mot de bienvenue, un cafĂ©, de quoi manger, que c’est agrĂ©able.

Cette qualitĂ© d’accueil correspond au concept dĂ©veloppĂ© avec soin par l’Ă©quipe chargĂ©e de l’organiser, en particulier par Sarah Tandang et Julia Petrig, qui en a fait le sujet d’une recherche: l’idĂ©e est que chaque bĂ©nĂ©vole reçoive des informations sur les diffĂ©rentes façons de se dire bonjour d’un pays Ă  l’autre: sourire, se tenir Ă  la juste distance, regarder l’autre dans les yeux. Une maniĂšre de recevoir qui permette Ă  chaque dĂ©lĂ©guĂ©e de se sentir arriver dans un monde sĂ»r.

Bienvenue Ă  ZĂŒrich – un accueil digne d’un monde sĂ»r

DĂšs samedi 9 juillet et sur trois jours, quelque mille femmes en provenance d’une centaine de pays  atterrissent Ă  l’aĂ©roport de ZĂŒrich, accueillies par une Ă©quipe dynamique et trĂšs motivĂ©e d’une trentaine de bĂ©nĂ©voles par tranche horaire. Un accueil organisĂ© de longue date et pensĂ© dans les moindres dĂ©tails, y compris dans la perspective de porter un soin particulier aux  premiers instants de la rencontre : une maniĂšre de recevoir qui permette Ă  chaque dĂ©lĂ©guĂ©e au Conseil Mondial de dĂ©couvrir un monde sĂ»r.

Une prise en charge trĂšs concrĂšte

La qualitĂ© d’accueil visĂ©e repose sur une organisation bien orchestrĂ©e. En fonction de l’arrivĂ©e des avions, des bĂ©nĂ©voles sont envoyĂ©s au fil des heures aux terminaux concernĂ©s, afin de se faire connaĂźtre. Ils conduisent ensuite leurs hĂŽtes au desk prĂ©vu pour un premier enregistrement. Les femmes qui ont souvent voyagĂ© de longues heures peuvent s’asseoir quelques instants, exprimer leurs impressions et leurs besoins souvent trĂšs divers. Elles peuvent Ă©galement se restaurer et se reposer si elles le souhaitent, avant de rejoindre leur hĂŽtel, ou demander Ă  ĂȘtre accompagnĂ©es de suite au logement qui leur a Ă©tĂ© rĂ©servĂ©, en train, tram ou bus: quelques voitures peuvent Ă©galement transporter les personnes plus ĂągĂ©es, trĂšs chargĂ©es ou pour tout autre bonne raison particuliĂšre, mais l’idĂ©e est de privilĂ©gier avant tout l’utilisation des transports publics.

Un concept d’accueil personnalisĂ©

L’idĂ©e originale repose sur la conception d’un accueil spĂ©cifique, tenant compte de la culture de chaque participante: comment souhaite-t-on la bienvenue dans tel ou tel pays, Ă  quels aspects est-il important d’ĂȘtre attentif, quels gestes ou paroles aident Ă  procurer un sentiment de confort, autant de questions que Julia Petrig, 17 ans, a Ă©tudiĂ©es de maniĂšre approfondie. Les bĂ©nĂ©voles engagĂ©s ont ainsi Ă©tĂ© informĂ©s du concept Ă©laborĂ© spĂ©cialement pour l’occasion et des spĂ©cificitĂ©s de chaque culture.

Julia, dont Ă©mane un enthousiasme communicatif, nous l’explique: ‘’accueillir chaque femme avec un sourire, Ă  une juste distance par rapport Ă  sa culture, et en la regardant dans les yeux. Il s’agit Ă©galement  de la saluer Ă  la maniĂšre suisse, en lui serrant la main, en lui donnant des informations sur ce qui va suivre et sur le rĂŽle des personnes prĂ©sentes. En rĂ©sumĂ©, un accueil bienveillant et procurant le sentiment de valeur et d’existence propre.’’

Au fil de quelques rencontres

Une femme arrivant d’Asie, son avion a du retard, Julia et sa mĂšre l’attendent. Croyant l’avoir manquĂ©e, elles se dĂ©placent vers la sortie quand cette femme aperçoit leur panneau et les accoste: son visage s’Ă©claire en dĂ©couvrant qu’elle est attendue, les Ă©changes sont riches au cours du trajet qui l’amĂšne Ă  son adresse.

Un groupe d’une trentaine de femmes africaines arrivent dans leurs costumes colorĂ©s, enchantĂ©es de dĂ©couvrir un comitĂ© d’accueil en t-shirts rouges, bien visibles. La rencontre est chaleureuse, elles serrent les bĂ©nĂ©voles dans leurs bras, prennent des photos, rient et dansent. Un monde se crĂ©e l’espace d’un moment dans le hall d’arrivĂ©e de l’aĂ©roport. Plusieurs bĂ©nĂ©voles tentent d’organiser leur dĂ©placement, leur rĂ©cit dĂ©crit un voyage haut en couleurs: certaines ont peur de l’escalier roulant, d’autres oublient leurs bagages en montant dans le train, quelques-unes se perdent en prenant l’ascenseur. Au final, toutes sont tout de mĂȘme arrivĂ©es Ă  bon port. Pour les bĂ©nĂ©voles suisses, un exercice de souplesse et de crĂ©ativitĂ©, et l’apprentissage que la notion du temps peut ĂȘtre trĂšs relative.

Un accueil dans l’esprit des YWCA

Au travers des rencontres qui se nouent dans le hall de l’aĂ©roport, c’est toute la vie du mouvement YWCA qui est symbolisĂ©e l’espace de quelques jours. La plupart des jeunes bĂ©nĂ©voles prĂ©sentes ont moins de trente ans et cet engagement constitue une occasion de s’exprimer en d’autres langues, de dĂ©couvrir d’autres façons de vivre et de concevoir le quotidien, d’expĂ©rimenter les enjeux d’une authentique solidaritĂ©. Pour certaines d’entre elles, c’est Ă©galement une opportunitĂ© de dĂ©couvrir toutes les facettes de l’Ă©laboration d’un projet, d’assurer la formation de collaborateurs, ou de diriger une Ă©quipe. Plus largement, c’est aussi pour d’autres l’occasion de manifester leur reconnaissance pour l’accueil reçu ailleurs lors d’un prĂ©cĂ©dent Conseil Mondial. Enfin, il faut citer quelques femmes qui ont rejoint le mouvement presque par hasard, en rĂ©pondant Ă  l’appel de recherche de bĂ©nĂ©voles: sensibles aux questions concernant les femmes ou ayant beaucoup voyagĂ©, elles sont venues proposer leur aide et leur motivation. En rĂ©sumĂ©, ces rencontres Ă  l’aĂ©roport peuvent rĂ©sumer Ă  elles seules les valeurs prĂŽnĂ©es par le mouvement: qui que tu sois, d’oĂč tu viens, tu appartiens Ă  une communautĂ© oĂč tu as ta place et ton rĂŽle Ă  jouer.

L’arrivĂ©e de mille femmes en provenance de plus de cent pays au Conseil Mondial Ă  ZĂŒrich: une occasion unique de dĂ©velopper en largeur et en profondeur ses qualitĂ©s humaines.

A Gift for Life: The World YWCA Young Women Internship Programme

Ennita Nilsson

By Ennita Nilsson from the YWCA of Zimbabwe was a one-year intern in 2003.

What an opportunity. Some people wait for a long time and 2003 was for Franziska Schönholzer-Schmid from Switzerland and me to join the World YWCA (WYWCA) office in Geneva for a year.

Humble beginnings

It was indeed a life changing opportunity for me to be selected as an intern at the World Office, after volunteering in Zimbabwe for 4 years. It was not easy growing up in Zimbabwe as a young woman. At the time when Zimbabwe was one of the countries with the highest HIV and AIDS prevalence rates, among other diseases and on-going problems such as poverty, drought, and violence against women, including forced marriages, political violence, economic and social problems. It was difficult to imagine a fruitful environment where a young woman could enjoy her youth and flourish. Most of my peers have since died of HIV and AIDS due to a lack of access to medication and a lack of awareness. Looking back, I was lucky to have escaped and I credit this mostly to my involvement with YWCA activities from a young age.

Inheritance: Treasure Box

When my aunt passed away in 1998, my grandmother gave me her neatly filed box with the words “YWCA” written on it. She believed in the values of the YWCA and yes, this was my inheritance. My world started to unfold, as I opened the box. I was united with the YWCA of Zimbabwe through written documents. I was curious to find out more about their work. I did some research and I was able to get connected to my aunt’s friends Silvia, Mrs Mhlanga, Mrs Rushwaya and Mrs D. Nyoni, to mention but  a few. My first visit to the YWCA in Mkoba turned into a life-long home for me. I had found a place that moulded me into what I am today.

The power of volunteerism

I became involved with YWCA activities and I was selected to serve as the branch secretary, quickly progressing to National Youth Secretary and finally to the YWCA of Zimbabwe Youth President. For over four years, I was groomed to be the new upcoming YWCA of Zimbabwe ambassador. Mai Matindike (The General Secretary) and Babra Chakanyuka (National youth programmes officer) did not hesitate to send me to various places in Southern Africa to advocate on women issues around the globe. Together with many good friends I met such as Rejoice Matanga, Regina Hama, Victoria Ngezi, Audry Tauro, Sitha Nyati, Sakhile Ndovu and Charity Chabata we boosted each other’s confidence and we remained friends for life.

Every opportunity

In 2001 I attended the Africa Regional meeting in Nairobi, Kenya. I met wonderful YWCA friends and, especially Dr. Helene Yinda and Michelle Higelin. We learnt about the movement and how it began, its vision, mission and strategic plan. Dr. Musimbi Kanyoro (former WYWCA General Secretary) gave a keynote speech. An inspiring woman who was speaking softly, passionately and very committed to the cause. My desire to be part of such a movement was reinforced. Upon returning home after such an inspiring meeting, we continued to create a safe environment for young women in Zimbabwe. A year later I applied to the World YWCA for the internship programme and the YWCA of Zimbabwe did not hesitate to endorse me. Upon receiving the news that I was accepted, I was exhilarated. I packed my bags and moved to Geneva to start my internship on the 15th of January, 2003.

One year in Geneva

We received a wonderful welcome and began to work immediately with the various departments. Through mentors at the World Office, I learnt to write, advocate, give presentations, and support countries in Africa in project proposal writing. I was also tasked with assisting the General Secretary.

The biggest highlight was when I was tasked to prepare and organise the Young Women’s Forum during World Council. I represented the World YWCA at various high level meetings in Hungary, Ethiopia and in Geneva. The experience taught me to stay focused, work hard, and explore opportunities. The year ended too soon, as I was finding the experiencing exciting and fascinating. I wish I could have made the time stop. At the same time I was thinking of various ways I could go back and transfer the knowledge and skills I had learnt to the YWCA of Zimbabwe.

Partnership and the years after

In 2004, I was accepted for another internship with the International Community of Women Living with HIV (ICW) and AIDS in London, funded by the Norwegian Church AID. The major highlight for me was when I successfully helped to organise the International AIDS Conference in Bangkok, Thailand. There, in Thailand, I met the love of my life, Ulf Nilsson, and in 2008 we were blessed with Elin Ruvarashe Nilsson.

A year after my second internship with ICW, the Director Fiona Hale, offered me a job as the Partnership Officer between the World YWCA and ICW. I was tasked to facilitate the first partnership intern between ICW positive young women and the World YWCA. I worked closely with the YWCA Africa Regional meeting that was held in Zimbabwe in 2005. I went to my home country as one of the facilitators teaching health research and communication.

In 2006, I joined Save the Children UK (SC) as the Child Protection Coordinator, another significant post in my life, where I worked with various funding agencies. I undertook budget development and monitoring, reporting to the donor, project proposal writing and liaising with various organisations. During my spare time, I was volunteering with SOPHIA, a network of women and organisations around the UK, part of the UNAIDS-coordinated by Global Coalition on Women and AIDS.

Education a key for success

In 2007, l decided to focus more on health scientific studies and resigned from SC. In 2008, I joined Health Protection Agency on a grant funded by the European Commission (EC) as the Project Coordinator. The same year, Elin was born and I took some time off from studies and work. In 2009, I graduated with a postgraduate Diploma and a Masters in Public Health. That was a very important stage of my life. Celebrating such success, I felt my mission in London was complete!

Appreciation and beyond

In 2009 we moved to Sweden where I took the role with the WHO International Drug Monitoring Centre as the Monitoring Medicines Project Manager. It looks like my dream to further my studies is not complete until I embark on a Doctorate in Public Health (DrPH). Meanwhile, I continue to work to improve global health and women issues. My sincere gratitude to the YWCA of Zimbabwe, friends, family, and the World YWCA for affording me the opportunities and mentoring that empowered me and facilitated my growth as a young woman leader.

World YWCA staff stay blessed, and a very special thanks to Jane Bennett, Helene Yinda, Musimbi Kanyoro, and Alice Welbourn for the support during the transition period from Geneva to London and beyond. The Young Women’s Internship Programme is a gift for life that can not be measured – it is priceless and it provides endless opportunities for young women and their communities long after they have left. I look back and I appreciate every moment.